Un open space saturé, c’est l’effet salle d’attente à l’heure de pointe : on rêve d’air mais on sature vite. Calculer la surface requise pour un open space optimal n’a rien d’un automatisme ou d’un chiffre jeté sur un plan. Ce choix révèle la volonté d’offrir un environnement de travail agréable, où chacun peut respirer, échanger et s’investir sans se heurter à ses voisins. Quand l’espace se resserre, le stress s’installe : le vacarme monte, se déplacer relève du défi, la concentration vacille. À l’inverse, trop grand, un open space dissout la dynamique d’équipe, comme une conversation qui s’éteint dans l’écho. L’espace, et surtout sa densité, pèse sur chaque instant passé au bureau. Trois critères dominent ce choix :
- Acoustique : Plus l’espace diminue, plus le bruit prend le dessus, brouillant réflexion et échanges.
- Lumière naturelle : L’organisation des postes détermine l’accès à la lumière, ressource discrète mais indispensable au moral et à la vigilance.
- Ergonomie : Liberté de mouvement, mobilier adapté, circulation aisée, autant de facteurs qui préservent la santé et nourrissent la productivité.
La façon dont on aménage un open space en dit long sur le cadre de travail proposé. Un espace bien pensé absorbe les coups de feu sans sacrifier le calme, offre des coins pour s’isoler ou libérer la créativité, et nourrit l’esprit d’équipe. Ici, chaque mètre carré façonne l’ambiance, au-delà de la simple organisation matérielle.
Ce que révèle la surface d’un open space sur la qualité de vie au travail
Quels critères pour déterminer l’espace optimal par collaborateur ?
Le mètre carré standard n’impose plus sa loi. La surface optimale par collaborateur se décide aujourd’hui entre normes, usages quotidiens et ambitions propres à chaque équipe. Une référence nationale évoque souvent 10 m² minimum par poste en open space. Ce n’est qu’un point de départ. Tout dépend de la mission de l’équipe, du type d’échanges ou du besoin de concentration. Une équipe de développeurs ? L’espace doit protéger la concentration. Un service marketing dynamique ? Les échanges dominent, à condition de pouvoir s’isoler de temps à autre.
Le choix du mobilier ergonomique n’est jamais accessoire. Un bureau réglable, un fauteuil adapté, des rangements bien placés… cela exige plus d’espace pour garantir une journée fluide. Parfois, il faut du calme absolu : mieux vaut alors prévoir plus large pour préserver la réflexion. Parfois, l’esprit d’équipe prime et l’espace se partage volontiers, à la condition de prévoir des recoins pour souffler.
- Pour des tâches qui réclament calme et discrétion : prévoir 12 à 14 m² par salarié.
- Pour une équipe mobile, axée sur la collaboration : 8 à 10 m² par personne suffisent, si l’aménagement propose des espaces communs et des bulles pour s’isoler.
L’aménagement des bureaux doit aussi composer avec la lumière, la circulation et l’accessibilité. Un open space réussi associe postes individuels, coins collectifs et zones de repos. Chacun y trouve sa place, sans se sentir coincé ni mis à l’écart.
Exemples concrets : calculer la surface idéale selon vos besoins et usages
| Type d’activité | Surface recommandée par collaborateur | Particularités |
|---|---|---|
| Centre d’appels | 8 à 9 m² | Espace partagé, téléphonie, circulation dense |
| Équipe projet agile | 10 à 12 m² | Zones collaboratives et besoins de repli ponctuel |
| Département créatif | 12 à 14 m² | Confidentialité, mobilier modulable, lumière naturelle |
Décliner la surface selon vos usages
Selon les besoins, plusieurs pistes s’offrent à vous :
- Prévoir une salle de réunion au cœur de l’open space ? Ajoutez alors 3 ou 4 m² par poste selon la taille de la pièce.
- Installer un coin détente ou une bibliothèque participative ? Comptez 7 à 10 m² pour offrir un vrai bonus bien-être à l’équipe.
Le confort acoustique et la lumière naturelle ne sont pas des options : leur impact égale celui de la disposition des bureaux. Prenons un exemple : un plateau de 300 m² pour 25 collaborateurs, soit 12 m² par personne, de quoi ménager des espaces partagés et assurer une circulation agréable. Miser sur des cloisons mobiles pour s’isoler, des rangements communs pour alléger les postes, des îlots collaboratifs pour rythmer la journée… chaque mètre carré bien pensé devient un levier pour les équipes. L’aménagement, c’est l’art de transformer la contrainte spatiale en énergie collective.
Un open space qui tient la route n’est jamais le fruit du hasard. C’est une composition fine où chaque poste compte, où l’élan collectif se joue dans le détail. Quand l’équilibre est au rendez-vous, le bureau dépasse son rôle de décor et devient l’endroit où tout commence, idées comme ambitions. Reste à voir ce que ce terrain de jeu réveillera demain.

