La période estivale n’a pas une seule date : l’été astronomique va du solstice de juin à l’équinoxe de septembre, les météorologues le placent du 1er juin au 31 août, et le Code du travail ouvre la prise du congé principal du 1er mai au 31 octobre. La date à retenir dépend donc de l’usage.
Été astronomique : du solstice de juin à l’équinoxe de septembre
L’été astronomique commence au solstice d’été et s’achève à l’équinoxe d’automne. Ces deux événements dépendent de la position de la Terre sur son orbite, pas du calendrier, ce qui explique qu’ils tombent à un jour près selon les années.
En 2026, le solstice a lieu le 21 juin et l’équinoxe de septembre le 23 septembre. L’été astronomique dure ainsi un peu moins de trois mois.
Le mot lui-même vient du latin aestas, qui désigne la chaleur. L’adjectif « estival » en dérive et qualifie tout ce qui se rapporte à l’été.
La saison estivale des météorologues : juin, juillet et août
Pour les statistiques climatiques, l’été météorologique couvre du 1er juin au 31 août. Ce découpage en mois entiers permet de comparer les saisons d’une année sur l’autre sans devoir suivre les dates mobiles du solstice.
Il commence donc plus tôt que l’été astronomique, et c’est cette définition que reprennent les bilans de température de la saison.
Un rapport climatique qui parle de l’été d’une année vise toujours ces trois mois, quelle que soit la date exacte du solstice. Pour comparer deux étés, c’est la référence la plus simple.

En droit du travail, une période estivale du 1er mai au 31 octobre
Le Code du travail ne parle pas d’été mais de période de prise du congé principal, fixée du 1er mai au 31 octobre de chaque année. Un accord collectif peut la modifier.
Le congé principal ne dépasse pas 24 jours ouvrables consécutifs, soit quatre semaines, sauf cas particuliers prévus par la loi. La règle des deux semaines de congés consécutives s’articule avec cette durée maximale et avec la période légale.
Quand une partie des congés est prise hors de la période, des jours de fractionnement s’ajoutent, à condition d’avoir posé au moins 12 jours ouvrables consécutifs entre le 1er mai et le 31 octobre :
- 1 jour ouvrable supplémentaire pour 3 à 5 jours pris hors période.
- 2 jours ouvrables supplémentaires pour 6 jours ou plus pris hors période.
Ce cadre s’applique au congé principal, celui que l’on prend en une ou plusieurs fois entre le 1er mai et le 31 octobre. Un salarié qui souhaite partir en dehors de ces dates doit donc en convenir avec son employeur, ou s’appuyer sur ce que prévoit l’accord applicable dans l’entreprise.
Qui fixe les dates des congés d’été dans l’entreprise
Les dates se décident d’abord par accord d’entreprise ou de branche. À défaut, l’employeur les arrête après avis du CSE, en respectant les délais d’information.
La période de prise des congés est portée à la connaissance des salariés au moins deux mois avant son ouverture. L’ordre des départs et les dates sont communiqués au moins un mois à l’avance.

Passé ce délai, l’employeur ne peut plus changer les dates accordées à moins d’un mois du départ, sauf circonstances exceptionnelles. Cette contrainte fait partie des obligations de l’employeur envers ses salariés.
Lorsque plusieurs salariés veulent partir aux mêmes dates, l’ordre des départs tient compte de la situation de famille, de la durée de service chez l’employeur et de l’activité chez d’autres employeurs, sauf critères différents fixés par accord.
Haute saison, vacances scolaires : la période estivale vue par l’activité
Dans le tourisme, le commerce ou la logistique, la période estivale correspond surtout à juillet et août, calée sur les vacances scolaires. Selon le secteur, elle apporte un pic de fréquentation ou un net ralentissement.
Les entreprises concernées embauchent des saisonniers et construisent leurs plannings plusieurs mois avant. Le calcul des heures supplémentaires pèse alors lourd, car les équipes en place absorbent souvent la hausse d’activité pendant que les congés se répartissent.
Quelle date retenir selon votre besoin
Chaque usage a sa borne, et mieux vaut identifier celui qui vous concerne avant de poser une date :
- Météo et climat : du 1er juin au 31 août.
- Calendrier et astronomie : du solstice de juin à l’équinoxe de septembre, soit du 21 juin au 23 septembre en 2026.
- Congés payés : du 1er mai au 31 octobre, sauf accord collectif contraire.
- Planning d’activité : juillet et août, en suivant les vacances scolaires.
Pour vos prévisions de congés, le calcul des jours travaillés en 2026 évite les erreurs sur le nombre de jours réellement disponibles.

